L'écho de l'image qui pleurait ...
L'écho de l'image qui pleurait
Si ton regard surprend au brouillard de l'automne
Une pluie retenue au berceau de mes cils,
Ne me demande pas les curieux exils
De mon cœur abusé que septembre abandonne.
Une larme surprise sur la joue des cieux
Vient mourir sur la main qui cherche son chemin ;
Et celle-ci se tend vers un autre demain
Où la source l’attend, du miroir de tes yeux.
Ose mensonge pieux et souris ta tendresse
Conte-moi l'horizon, l'espoir et l'émotion
D'un éclat de soleil ébloui de passion
Venu perler le ciel au flou de ma tristesse.
Au roux de ma montagne s’est ajouté de l’or
Et le soleil berné d’un seul mot renaquit ;
Et mon ombre habitée sait désormais pour qui
Elle marchait la nuit, espérant un trésor.
Parle-moi du murmure, au creux de mon silence,
De la frêle beauté d'une rose au jardin
Au temps éternisé au plus lointain matin
Quand la brise d'amour sublime la romance.
Je parlerai bientôt, je parlerai encore,
Je parlerai toujours de la rose éternelle
Qui est mon seul jardin, aux épines cruelles,
Dont les pétales sont pour habiller mon corps.
Si ton regard devine une âme qui naufrage
Dans les eaux refroidies où l'orphelin gémit
L'impatience du sel de mes larmes de vie,
Ne me demande rien, je pleure mon image.
Je me penche au danger de cette image trouble,
Je me risque à aimer jusqu’au rêve qui fuit …
A quoi bon divaguer sur les chemins de vie
Si, croisant le bonheur, c’est le chagrin qu’on double ?
Plumes_soeurs
Octobre 2006
Publicité
