Baldaquin de nos amours
Baldaquin de nos amours
Sur un tapis de fleurs s'étire la tendresse
Une brise câline effleure le matin,
S'égare sur le drap du lit à baldaquin
Où l'amour, assouvi, sur le satin paresse.
Un ruban rose flotte comme un souvenir
Sur la mémoire bleue d'un ciel doux de printemps,
Deux rideaux blancs légers s'ouvrent à l'avenir
Appellant à l'étreinte à nouveau les amants.
Le rêve s'emprisonne dans la soie matinale,
Ses subtiles volutes à l'arôme secret
Se mêlent au parfum des larmes de rosée,
Goutelettes de lune à l'éclat du cristal.
Des fleurs partout déposent des pétales de joie,
Des mains d'or ont posé une étoile à nos pieds.
On dirait un berceau : c'est celui des émois,
Qu'un trait de ton regard suffit à raviver.
Les corps las de s'aimer, doux et chauds de caresses,
Les plaisirs éphémères, pollens d'éternité,
Ensemencent les jours, les saisons, les années,
Repoussent la vieillesse et chassent les tristesses.
Elles reviendront au bord de ce berceau d'amour,
Lorsque les années auront flétri son drap,
Emporté par le fond les espoirs du velours
De leur peau trop ridée, de leurs trop faibles bras ;
Les nuits sous les étoiles, les matins câjolés,
Seront doux souvenirs dans nos âmes vieillies
Et le souffle d'amour, sur tes lèvres blêmies,
Chuchotera ton nom pour ne pas t'éveiller.
Et comme feuilles d'automne flottent les rubans,
Le vent souffle à l'oreille des amoureux d'antan ;
Ils sont là, tous les deux, assis, vieux, sur un banc,
Chacun rêve en silence des beaux jours de printemps.
Plumes-soeurs
Une brise câline effleure le matin,
S'égare sur le drap du lit à baldaquin
Où l'amour, assouvi, sur le satin paresse.
Un ruban rose flotte comme un souvenir
Sur la mémoire bleue d'un ciel doux de printemps,
Deux rideaux blancs légers s'ouvrent à l'avenir
Appellant à l'étreinte à nouveau les amants.
Le rêve s'emprisonne dans la soie matinale,
Ses subtiles volutes à l'arôme secret
Se mêlent au parfum des larmes de rosée,
Goutelettes de lune à l'éclat du cristal.
Des fleurs partout déposent des pétales de joie,
Des mains d'or ont posé une étoile à nos pieds.
On dirait un berceau : c'est celui des émois,
Qu'un trait de ton regard suffit à raviver.
Les corps las de s'aimer, doux et chauds de caresses,
Les plaisirs éphémères, pollens d'éternité,
Ensemencent les jours, les saisons, les années,
Repoussent la vieillesse et chassent les tristesses.
Elles reviendront au bord de ce berceau d'amour,
Lorsque les années auront flétri son drap,
Emporté par le fond les espoirs du velours
De leur peau trop ridée, de leurs trop faibles bras ;
Les nuits sous les étoiles, les matins câjolés,
Seront doux souvenirs dans nos âmes vieillies
Et le souffle d'amour, sur tes lèvres blêmies,
Chuchotera ton nom pour ne pas t'éveiller.
Et comme feuilles d'automne flottent les rubans,
Le vent souffle à l'oreille des amoureux d'antan ;
Ils sont là, tous les deux, assis, vieux, sur un banc,
Chacun rêve en silence des beaux jours de printemps.
Plumes-soeurs
2005
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