Dreamland

Publié le par Plumes-Soeurs





DREAMLAND


A Edgar Allan POE


Les eaux d’une mer infinie qui renverse
D’éternelles montagnes sur le ciel de l’enfer
M’apparaissaient soudain comme hostiles miroirs.
Fatigué de mon corps et de mes pensers noirs,
Je m’asseyais, vaincu, près d’un monde à l’envers,
Espérant la lumière, jaillie de l’ombre adverse.

Et longtemps j’attendis, et de jour, et de nuit,
La main pâle et diaphane à venir me chercher.
Je riais au soleil et la nuit, j’ai pleuré
Sur la mort de la Lune en ses reflets brisée.
Le vent de cet automne s’amusait à pencher
L’arbre, sur mon épaule, en un doux chuchotis :

« Elle s’éloigne de toi comme s’enfuit la vague,
Portée par un courant qui sidère les flots ;
Mais tu es son rivage au corps de sable chaud ;
Sa crête reviendra s’adoucir sur tes algues,
Ses mille mains d’écume à tes mains se joindront,
T’habilleront d’amour et te caresseront. »

Je me suis endormi sur la plage du temps,
Là où je sais rêver, où ton souffle m’attend.
Nul ressac ne saurait effacer tes empreintes :
La mort seule oserait empêcher notre étreinte.
Poète au bois dormant, j’attendrai le baiser
Qui brûlera mon âme au cœur de ton foyer.

Plume Bleue

Octobre 2004
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Publié dans Hommages aux plumes

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P
Oui, les éléments paraissent se liguer contre l'amour ... Mais le rêve persiste ... Un des nombreux aspects de Poe, que j'ai essayé  de retrouver un peu ... En toute modestie !Merci à toi :))
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P
Edgar Poe ou pas, ton poème démontre que l'homme a besoin du rêve pour adoucir ses jours, ses peines et surtout pour garder espoir, foi en ce qu'il croit, en ce qu'il attend et prêt à braver tous les éléments contraires pour vivre son rêve !<br />  
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