Souffle cathare

Publié le par Plume Rose

 




Souffle cathare
Alexandrins


Sur la colline haute, où l’herbe cuit son brin,
Un faible grincement brise le monotone
Du silence écrasant l’estive qui s’étonne
Au mouvement divin des ailes du moulin.

Au pays Roussillon, on le connaît fripon,
Ce vent que l’on espère, à l’heure vacancière,
Mouillé aux flots marins de vapeur buissonnière,
Mêlant sueur fraîche à l’écume en fusion.

Est-il frisson plus beau qu’un frisson sur la peau
Où paresse l’été au blond lourd de lumière
Cherchant le souffle et l’ombre auprès de la rivière
Pour rafraîchir l’émoi de la brûlure à l’eau ?

On le connaît aussi rebelle échevelé
Arrachant la tristesse à la terre en souffrance,
Incendiée au bûcher par des mains en démence,
Et l’haleine féroce, en recrache l’effet.

Caressant ou violent, fidèle compagnon,
Il parcourt les chemins de son souffle cathare,
Aux châteaux et moulins des légendes s’empare
Qu’il conte avec passion de saison en saison.



© MB/Plume Rose
28 mai 2007

1er prix poésie classique 
de la communauté des Communes du Lauragais 
- Lire en fête 2007 -
 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Mon nouveau blog perso est dans "site web" au fait :)) Ici, c'est un blog à deux :)
Répondre
T
Bonjour Michel, ici l'autre :) Il arrive que nous écrivions séparément :) Merci de ta visite et à bientôt j'espère :)Théo, le vrai :))
Répondre
P
Je te remercie Michel Liotard pour avoir apprécié ce poème ! Le souffle cathare est mon quotidien et en ce moment il est un peu froid pour les oreilles !Au plaisir de te relirePoétiquementMoun  :o) c'est moi, Théo, c'est l'autre :o)
Répondre
M
Coucou ThéoUne première visite sur ton blog ou j'espère revenir souvent.Evidemment que ce poème m'a attiré par son titre, et je n'en repars pas déçu ;)Amitié pour toi
Répondre
P
:o))) comme tu as raison, il a du souffle, c'est le moins qu'on puisse dire : je parle du vent bien évidemment !Merci à toi ma plume bleue 
Répondre