Au pays de ta tristesse

Publié le par Plumes-Soeurs




Au pays de ta tristesse


Je volais en ce temps, celui de ma jeunesse,
Je survolais un lac et je la vis en rêve :
Boucles brunes offertes et que montait la sève
Elle aimait, j’attendrais, la laissais à sa liesse.

Et d’étreintes en ports et d’enfants en douceurs
Nous volâmes distincts et ignorants de nous ;
A mesure que l’eau séchait le long des joues,
Une voix cependant nous disait : le bonheur ?!

Les années, les années, ont passé sur nos lits
Les rides du bonheur soudain se sont creusées
La mort et puis l’ennui nous ont apprivoisés
Le rêve a remplacé l’ardeur et la folie.

Aux lents feux déclinants de l’amour conjugué
Nous nous sommes croisés dans un éclair de peau
Nous avons cru la nuit éclairée du tombeau
Nous nous sommes donnés en échangeant nos mots.

Oh que c’était beau ce partage de nous !
Ah qu’il était doux cet effluve de vous !
Comme j’étais fou le soir à vos genoux !
Et pourtant … j’ai trahi l’ultime rendez-vous.

Et depuis, âme en peine, enchaînée à l’amour
A vos pieds je me traîne en attendant l’éclair
Qui ne frappera plus les cœurs déjà en terre
Consumés de douleur et qui comptent les jours.

Je voulais hors le temps, j’ai perdu ma jeunesse,
J’ai violé la tendresse en voulant la sauver,
J’ai volé au dessus du lac de ta tristesse
Et je vais maintenant dans ce lac me noyer.

Pardon, amour insigne, pour mon amour indigne
Je n’étais qu’un poète aux mots voleurs de rêve
Un mendiant de tendresse rôdant le long des grèves
Et qui un soir hélas par erreur t’a fait signe.


Plume Bleue
Juillet 2006
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D
Que c'est beau ! et pourtant tellement amer...Moi j'écris un livre intitulé : "rêverie" dont voici le début :Je suis dans le noir complet. Je ne vois rien .<br /> Quelqu'un me prend doucement la tête entre ses mains : à ses ongles sur ma peau, je devine une femme.<br /> Elle fait glisser ses doigts en effleurant délicieusement le tour de l'oreille, puis descend entre les petits cheveux courts de ma nuque. Les mains se séparent finalement pour s'arrêter sur les épaules en une ultime caresse lente et sensuelle. <br /> Une onde de plaisir m'envahit qui remonte les contreforts du cou jusqu'au sommet de la tête. L'une des mains, légère et délicate s'arrête finalement sous le menton. Je laisse échapper un :-"hummm..."qui en dit long sur les sensations exquises qui m'envahissent.Le timbre d'une voix très douce me dit :<br /> -« enfin, tu es là ! Je t'espère depuis si longtemps ! »A bientôt sur mon blog ?AmicalementDJU770
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T
Poème pour frileux ... Merci chaude Moun :)) Tu me permettra de trouver ton commentaire un peu sévère et le terme "vautrer" désagréable.
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M
oh je ne m'en souvenais plus de celui-ci !Regrets divers, pardons d'abandons... Ne pas se vautrer dans les regrets, ce qui ne fut pas ne devait pas être sinon il n'y aurait jamais eu de maintes hésitations ! Ca t'a permis d'écrire une belle histoire, un poème qui parlera aux coeurs brisés, aux frileux de l'amour, aux frileux de la vie !
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