Le passage

Le passage
Il y a un passage et l’amour qui le fraye,
Mais je suis un fuyard que la Mer Rouge effraye,
Et la vague retombe, immergeant le désir.
Je n’en finirai pas d’être un et de gésir
Au champ désespéré des fleurs trop tôt fauchées,
Palinodie d’envie, archétype couché
Sur le clavier du temps, qui joue mon heure en dièse.
Et les splendeurs de Rome, et les ruines d’Ephèse,
Ne sont que des cailloux, qui ressemblent au cœur
Du poète sans Pâque et sans terre promise,
Qui cherche à traverser, quand la rivière est prise
Au piège refermé des glaces du bonheur.
Plume Bleue
Avril 2007
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