Dali et Gala
DALI et GALA


Salvador Dali aurait eu cent ans le 12 janvier 2006. La Catalogne et l'Espagne célèbraient cette année-là le centenaire de la naissance de Dali, avec de nombreuses expositions … En France, Perpignan salue la mémoire du surréaliste fou et génial avec 6 expositions et un monument lumineux installé devant la gare, qu'il avait consacrée "centre du monde".

Le peintre Salvador Dali, en 1972
Dali était fou dit-on … Oui, il était fou ! Il était fou de GALA, sa Muse, sa maîtresse, sa compagne de plus de cinquante ans, rencontrée en 1929 à Cadaquès …
GALA (de son vrai nom Helena Diakonova) était alors la femme d’Eluard et la maîtresse de Max Ernst, deux grands noms du surréalisme.
Coup de foudre entre l’artiste et la jeune femme âgée de vingt-cinq ans, la “muse surréaliste” ne le quittera plus et sera l’inspiratrice de sa vie et de son oeuvre.
Il peignit de nombreuses toiles la représentant. On ne compte plus les toiles signées Dali-Gala ou Gala-Dali ou encore Gali, contraction de leurs deux noms.
Gala figure la femme de ses rêveries d’enfance, celle qu’il a baptisée mythiquement Galutchka, et qu’ont personnifié de multiples petites filles et adolescentes. Il l’a reconnue parce qu’elle possède le même dos nu.
Peu après leur rencontre, Gala déclare avec l’assurance de l’amour qui se sait absolu : « nous ne nous séparerons plus »
Et Dali de répondre, avec l’humour qui le caractérise : “J’aime Gala plus que ma mère, plus que mon père, plus que Picasso et même plus que l’argent”.
Lorsque Gala meurt en 1982, Dali, désespéré, s’enferme en reclus dans leur château de Pubol où il commence sept longues années d'agonie physique et mentale, avant de s'éteindre, le 24 janvier 1989, dans un hôpital de Figueres, sa ville natale.
Et maintenant, laissons parler le cœur et le pinceau du Maître …

Galarina, 1945

La Madonne de Port-Lligat, 1950
« La beauté souffreteuse du visage n’était pas la seule élégance de ce corps. »

Galatée aux sphères, 1952

Galatée aux sphères, 1952
« Je regardai sa taille cambrée par sa démarche de Victoire et me dis avec déjà une pointe d’humour esthétique: Les victoires aussi ont le visage assombri par la mauvaise humeur. Il ne faut pas y toucher. Pourtant j’allais la toucher, j’allais étreindre sa taille quand la main de Gala prit la mienne. C’était le moment de rire, et je ris avec une nervosité d’autant plus violente que cela en était plus vexant pour elle à ce moment précis. Mais Gala, au lieu de se sentir blessée par ce rire, s’en enorgueillit. D’un effort surhumain, elle pressa encore plus fort ma main, au lieu de la laisser tomber avec dédain comme n’importe quelle autre femme l’aurait fait. Son intuition médiumnique lui avait donné à comprendre le sens exact de mon rire si inexplicable aux autres. Mon rire n’était pas “gai” comme celui de tout le monde. Il n’était pas scepticisme ou frivolité, mais fanatisme, cataclysme, abîme et terreur. Et le plus terrifiant, le plus catastrophique de tous les rires, je venais de le lui faire entendre, de le jeter par terre à ses pieds. “Mon petit”, dit-elle, “nous n’allons plus nous quitter »
Gala nue de dos,1960
“Son corps avait une complexion enfantine, ses omoplates et ses muscles lombaires cette tension un peu brusque des adolescents. En revanche, le creux du dos était extrêmement féminin et liait avec grâce le torse énergique et fier aux fesses très fines que la taille de guêpe rendait encore plus désirables.”
***
Le mieux est encore de laisser le mot de la fin à un grand poète :
Ode to Salvador Dali
A rose in the high garden you desire.
A wheel in the pure syntax of steel.
The mountain stripped bare of Impressionist fog,
The grays watching over the last balustrades.
Fédérico Garcia Lorca
***
Ce qui précède s’est largement inspiré du site suivant, que je vous conseille :
Publicité