Le silence

Le silence
Le silence parfois est une mère tendre
Qui nous ouvre ses bras quand les portes se ferment,
Quand la marche des heures approche de son terme,
Une mère attentive et veillant sur nos cendres.
Il désarme nos sens à donner le vertige,
Accorde le passé sur les violons de l’âme,
Ranime les échos, relève les vestiges,
Et rend ton souvenir plus tranchant qu’une lame.
Il nous accueille un soir au seuil de la tendresse
Aux lisières du rêve où l’âme se débat
Il impose sa loi aux foules qui se pressent
Aux ports de la mémoire, aux cœurs que l’on abat.
Le silence est joyau, le bruit n’est que l’écrin,
De l’espace éternel dans l’infini du temps,
Le silence est un chant qui court sur les chemins,
Qui nous rattrape un jour quand l’amour plie le camp.
Plume bleue
Février 2002/Avril 2007
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